Lors de la tentative de coup d’État en Turquie dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une répression sans précédent s’est abattu sur des magistrat•s, avocat•es, journalistes, universitaires, agent•es publics, et défenseur•euses des droits humains. Des dizaines de milliers d’entre eux•elles ont été  arbitrairement révoqué•es, détenu•es, voire tué•es ou torturé•es. 2 745 juges et procureur•es — actuellement ce nombre est d’environ 4 500 — sur environ 14 000 étaient démis•es de leurs fonctions Murat Arslan, juge turc, président de l’association Yarsav, était arrêté et placé en détention.
Le 9 octobre 2017, il recevait virtuellement le prix des droits de l’homme Vaclav Havel, décerné chaque année par le Conseil de l’Europe. Cela faisait alors déjà près d’un an qu’il était emprisonné, pour les mêmes motifs que ceux qui lui valaient ce prix : son engagement inlassable en faveur d’une justice indépendante au service des droits et libertés de ses concitoyen • nes.
Aujourd’hui, presque 10 années plus tard, Murat est toujours sous les verrous.
Toute libération conditionnelle lui est refusée pour des motifs aussi fallacieux que ceux qui ont conduit à sa condamnation
 Le Syndicat de la Magistrature a  toujours dénoncé l’arrestation injustifiée de Murat,
son incarcération abusive et sa condamnation infondée   et exigé sa libération
La libération de Murat ne vise pas seulement à mettre fin à une injustice personnelle, mais répond à un principe qui transcende les frontières : celui de la soumission de la puissance publique à l’État de droit, dont l’indépendance de l’autorité judiciaire constitue un pilier.
Si la situation turque demeure l’une des pires en Europe s’agissant du piétinement des valeurs démocratiques, l’autoritarisme monte partout.
Dans le débat public français, de plus en plus de personnalités — ministres, parlementaires, universitaires, ancien•nes magistrat•es, avocat•es etc. — remettent frontalement en cause les fondamentaux de l’état de droit, le rangeant au rang de simple opinion. Les magistrat•es, remparts contre l’exercice arbitraire du pouvoir, sont en première ligne face au péril autoritaire, ce dont la situation de Murat témoigne.
Organisation membre de MEDEL (Magistrats européens pour la démocratie et les libertés), le Syndicat de la Magistrature a souhaité  prendre le relais des collègues allemands et turcs qui, pour alerter l’opinion publique sur la situation de Murat, ont réalisé, en juin 2025, un parcours militant en vélo qui les a menés de Bonn à Strasbourg, où se tenait l’anniversaire des 40 ans de MEDEL 
Donc, à leur  tour,des magistrats et d’autres juristes ou membres d’associations amies  roulent depuis le 3 avril  de Strasbourg à Vintimille  pour Murat Arslan, mais nécessairement, aussi, pour l’État de droit.
La distance qui sépare Strasbourg de Vintimille sera accomplie en 27 étapes, jusqu’au vendredi 1er mai 2026
Le 18 AVRIL VALENCE SERA VILLE ETAPE
Le « peleton «  devrait arriver vers 17h30 devant le PALAIS DE JUSTICE
Vous pouvez venir les accueillir
Et à 18 h 30  vous êtes invités à la soirée débat qui aura lieu à
La F.O.L.Salle La citoyenne
26 avenue Sadi Carnot  VLC
A bientôt